Volvo 121 Amazon Berline 1966 Minichamps 1/43 : Le test complet

Dessinée par le jeune Jan Wilsgaard avec des influences américaines assumées, l’Amazon constitue l’une des silhouettes les plus emblématiques de l’histoire automobile scandinave. Venue moderniser l’offre de Göteborg aux côtés de la robuste Volvo PV544, elle a su imposer une élégance intemporelle tout en inaugurant les standards légendaires de la marque en matière de sécurité passive. Au sein du monde des modèles réduits, le fabricant allemand Minichamps (Paul’s Model Art) a livré au 1/43 une interprétation de la berline 121 de 1966 qui fait référence depuis plusieurs décennies.

Un moulage en zamak d’une grande justesse

Éditée en série limitée à 4 800 exemplaires, cette miniature bénéficie du savoir-faire historique de Minichamps sur les modèles des années 1960. La ligne ponton fluide, les ailes arrière délicatement sculptées et le pavillon légèrement fuyant respectent scrupuleusement l’allure générale de la vraie 121. La peinture laquée se distingue par une application fine et homogène, évitant l’écueil des couches trop épaisses qui empâtent les gravures de portières ou de malle de coffre.

Les chromes sont généreusement représentés sans verser dans l’excès clinquant : les baguettes de caisse, l’entourage des vitrages et les poignées de porte ressortent avec netteté. La calandre scindée en deux alvéoles, signature incontournable de l’Amazon, présente une finesse remarquable pour un modèle industriel en métal injecté. Le seul léger bémol extérieur concerne l’absence fréquente de plaques d’immatriculation d’origine sur certains tirages, ainsi que des rétroviseurs d’ailes dont le collage réclame parfois un coup d’œil attentif lors de l’achat en occasion pour déceler une éventuelle asymétrie.

Habitacle et éléments roulants : le sens du détail

L’intérieur témoigne du niveau d’exigence des belles années de Minichamps. Derrière le grand volant fin à cerclage d’avertisseur, le tableau de bord met en scène le fameux tachymètre horizontal en ruban, surnommé « thermomètre ». Les sièges et les contre-portes arborent une texture fidèle aux garnissages d’époque, apportant un relief agréable sous la lumière de la vitrine.

Du côté des liaisons au sol, le fabricant a opté pour les jantes en tôle d’origine chaussées de leurs enjoliveurs bombés chromés. Le dessin des fentes d’aération des roues est bien lisible et les pneus en gomme semi-souple adoptent une largeur tout à fait réaliste, bien loin des montes exagérées que l’on observe parfois chez certains concurrents.

L’Amazon Berline dans votre collection

Pour l’amateur désireux de retracer l’évolution stylistique de la marque, cette 121 fait le pont naturel entre les formes arrondies de l’immédiat après-guerre et les lignes anguleuses inaugurées par les séries 140 puis immortalisées par la Volvo 244 DL. Elle forme également un duo parfait aux côtés de la version utilitaire Volvo 121 Break ou du superbe break de chasse Volvo P1800 ES.

Bien que son tarif de lancement tournait autour d’une trentaine d’euros à sa sortie, sa cote s’est stabilisée entre 40 et 60 euros sur le marché de la seconde main pour un exemplaire impeccable en boîte-vitrine d’origine. C’est une valeur sûre, attachante et particulièrement équilibrée, indispensable pour tout garage miniature dédié aux gloires suédoises.