Dévoilée au salon de Détroit 1997 avant d’entamer sa carrière commerciale l’année suivante, la Volvo C70 Cabriolet symbolise l’émancipation stylistique de la marque sous le crayon inspiré de Peter Horbury. Conçue en partenariat avec Tom Walkinshaw Racing (TWR) et assemblée dans l’usine ultramoderne d’Uddevalla, elle offrait des galbes séduisants tout en reposant sur la plateforme technique éprouvée du break V70 de première génération. Pour immortaliser ce cabriolet quatre places haut de gamme à l’échelle 1/43, le fabricant allemand Minichamps (Paul’s Model Art) a déployé tout son savoir-faire à une époque où le diecast connaissait son véritable âge d’or.
Une ligne fluide magistralement capturée
Réussir la réduction d’un cabriolet sans montant de toit représente toujours un défi pour un modéliste : la rigidité du zamak et la finesse des entourages de pare-brise doivent cohabiter sans déformer les proportions. Minichamps a brillamment relevé le gant. Étroitement liée à la version fermée, la C70 Coupé, cette déclinaison décapotée séduit immédiatement par son profil dynamique et son assiette parfaitement posée au sol.
Les optiques avant rapportées et les feux arrière tricolores bénéficient d’une gravure soignée, exempte des points de fixation disgracieux fréquents chez les concurrents de l’époque. On remarquera simplement l’absence fréquente de plaques d’immatriculation d’origine sur certaines variantes de boîte standard, une omission mineure que beaucoup d’amateurs ont corrigée en appliquant des décalcomanies personnalisées.
Un habitacle sous la loupe
L’absence de pavillon met l’intérieur directement sous le regard du collectionneur. Minichamps ne s’y est pas trompé et a particulièrement soigné la cellule de vie :
- La planche de bord : L’ergonomie légèrement orientée vers le conducteur est fidèlement retranscrite, avec des inserts de console centrale et des aérateurs finement soulignés.
- La sellerie : Les assises aux formes enveloppantes reproduisent avec justesse l’esprit des cuirs scandinaves, souvent déclinés en beige clair ou en gris anthracite selon les teintes extérieures.
- Les détails fonctionnels : Le volant à quatre branches, le pommeau de boîte et le combiné d’instruments bénéficient d’une précision remarquable pour l’époque.
Peinture, trains roulants et valeur actuelle
Les laques métallisées appliquées par Minichamps méritent des éloges appuyés. La granulométrie des paillettes métalliques est parfaitement dosée à l’échelle, évitant l’effet de brillance exagérée qui gâche parfois les miniatures de cette génération. Les jantes en alliage, qu’il s’agisse des célèbres cinq branches Canisto ou des modèles à rayons fins, laissent entrevoir des disques de frein correctement proportionnés chaussés de pneus en caoutchouc souple au dessin réaliste.
Ce modèle a marqué le virage vers le style moderne qui donnera naissance à la grande berline Volvo S80. Très convoitée dans des teintes emblématiques comme le bronze saffron ou le bleu marine nautique, la C70 Cabriolet Minichamps s’échange aujourd’hui entre 50 et 80 euros auprès des amateurs avertis, confirmant son statut de pièce maîtresse pour toute vitrine consacrée aux suédoises modernes.
