Volvo 144 Taxi de Stockholm (Altaya 1/43) : analyse et astuces d’amélioration

Miniature au 1/43 d'une Volvo 144 Taxi de Stockholm collection Altaya

Au milieu des années 2000, la collection en kiosque Taxis du Monde distribuée par l’éditeur Altaya et fabriquée par Ixo a permis aux amateurs de miniatures de garnir leurs vitrines d’engins atypiques venus des quatre coins du globe. Parmi les escales nordiques marquantes figurait la Volvo 144 de 1970 aux couleurs des taxis de Stockholm. Si ce modèle au 1/43 a immédiatement séduit les amateurs de la marque suédoise par son originalité et son tarif très attractif, il n’a pas manqué de susciter quelques discussions techniques animées entre puristes.

Une reproduction de grande diffusion honnête mais perfectible

Comme souvent sur les modèles de presse de cette génération, le premier constat saute aux yeux : la carrosserie en zamak souffre d’un laquage un peu épais qui a tendance à noyer les arêtes vives de la célèbre berline cubique dessinée par Jan Wilsgaard. Malgré cela, les proportions générales de la série 140 restent fidèlement restituées. Les marquages spécifiques, le taximètre et le panneau de toit « TAXI » apportent ce charme typiquement scandinave qui permet d’enrichir une vitrine dédiée aux véhicules de service, aux côtés par exemple d’une ambulance Volvo 140 / 240 ou de miniatures issues d’autres marques suédoises comme la Saab 96 au 1/43e.

L’épineux problème de la calandre noire

L’un des détails les plus commentés par la communauté des collectionneurs concerne la face avant. Sur la version livrée sous blister, le fabricant a opté pour une calandre entièrement moulée en plastique noir mat teinté dans la masse. Or, sur les véritables berlines Volvo 144 de ce millésime, cette pièce maîtresse n’a jamais été monochrome noire. La calandre d’origine se distinguait par un fin maillage chromé ou aluminium brillant, traversé de part en part par la diagonale métallisée frappée du logo circulaire.

Ce raccourci de production confère à la miniature un air austère qui ne correspond pas tout à fait à la réalité historique des rues de Stockholm au tout début des années 1970. Pour corriger cette inexactitude sans dénaturer la pièce, plusieurs collectionneurs n’ont pas hésité à intervenir au pinceau fin.

Customisation et détaillage : sacrilège ou devoir de mémoire ?

Retoucher un modèle réduit suscite parfois des réticences chez les collectionneurs chevronnés. S’il serait impensable de poser un coup de pinceau sur une Volvo Amazon historique produite par Tekno au Danemark il y a plus de cinquante ans, la donne est bien différente sur une reproduction industrielle produite à des dizaines de milliers d’exemplaires. Nul crime de lèse-majesté ici : apporter quelques touches de réalisme à cette 144 Altaya relève de la passion bien comprise.

Comment valoriser cette miniature à peu de frais ?

  • La mise en peinture de la calandre : à l’aide d’un feutre de chrome liquide ou d’une peinture émail argentée appliquée au brossage à sec, redessiner les baguettes horizontales et le jonc d’encadrement métamorphose instantanément le regard de la berline.
  • Les poignées de portes et encadrements : un léger surlignage des montants de fenêtres et des poignées à encastrement affine visuellement la silhouette un peu lourde du moule.
  • Les feux arrière : ajouter une pointe de vernis translucide teinté orange sur les clignotants pour casser l’aspect brut du plastique d’origine.

Une fois ces légères corrections effectuées, cette modeste Volvo 144 prend une tout autre dimension, que ce soit exposée telle quelle sur son socle ou intégrée avec réalisme dans un diorama de garage Volvo d’époque.

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