Volvo Série 300 par NEO Scale Models : Analyse d’une reproduction attendue au 1/43

Pendant de longues décennies, les collectionneurs de berlines scandinaves ont dû composer avec un vide flagrant : la quasi-absence de répliques fidèles consacrées à la Série 300. En dehors de quelques kits artisanaux ou de jouets d’époque au moule approximatif, dénicher une miniature moderne rendant hommage à cette lignée relevait du défi. L’arrivée du fabricant néerlandais NEO Scale Models sur le marché du 1/43 en résine a profondément bousculé la donne en proposant une série de variantes particulièrement soignées de la Volvo 340 et de sa déclinaison sportive 360.

Une finesse d’exécution propre à la résine

Spécialiste des modèles insolites et des niches délaissées par le métal injecté, NEO s’est attaqué à la carrosserie trois portes avec un sens aiguisé du détail. Les proportions globales capturent fidèlement la silhouette anguleuse si caractéristique conçue à l’époque par DAF puis peaufinée à Göteborg. Parmi les éléments particulièrement réussis, on remarque immédiatement :

  • La précision des jantes, spécifiques selon les finitions (enjoliveurs intégraux ou jantes en alliage léger de la 360).
  • La netteté des baguettes latérales et des pare-chocs, reproduisant avec exactitude les inserts chromés ou le plastique brut selon les années-modèles.
  • La présence soignée des répétiteurs de clignotants sur les ailes avant et la gravure soignée des optiques arrière bicolores.
  • L’aménagement intérieur, rehaussé de touches de peinture sur la planche de bord, les contre-portes et la sellerie.

Outre les teintes catalogue courantes (dont le blanc pur, le rouge et un bleu métallisé très représentatif des années 1980), le fabricant a comblé les amateurs de raretés avec des séries exclusives, notamment le tirage limité commandé pour la boutique néerlandaise Wilpac, ainsi qu’une variante sérigraphiée pour les forces de l’ordre néerlandaises (Rijkspolitie).

Points de vigilance pour le collectionneur averti

Si l’enthousiasme a été unanime lors de la parution de ces modèles, l’examen minutieux révèle les fragilités inhérentes aux méthodes d’assemblage manuel de l’époque chez NEO. Les acquéreurs ont parfois constaté de légères irrégularités d’ajustement en sortie de boîte. Parmi les petits défauts récurrents observés en vitrine, on note des blocs optiques avant collés de manière légèrement asymétrique ou des répétiteurs latéraux parfois enfoncés dans leur logement en résine. De même, la rampe lumineuse de la version d’intervention a pu décevoir certains puristes par un rendu opaque plutôt que transparent.

Par ailleurs, les inconditionnels de la gamme regrettent encore que l’artisan se soit cantonné à la carrosserie bicorps à trois ouvrants, laissant de côté les berlines quatre portes à coffre classique et les populaires cinq portes qui ont fait les beaux jours des familles européennes. Malgré ces menues réserves, ces miniatures demeurent incontournables face aux anciennes productions de la Série 3 par Hauteville et figurent fièrement aux côtés des grandes berlines de la marque.