Volvo Série 300 par Hauteville : l’artisanat français au service des 340 et 360

Dans l’univers de la miniature automobile, la lignée des compactes nées chez DAF puis développées par Göteborg a longtemps souffert d’un désintérêt flagrant de la part des grands fabricants industriels. Il a fallu la passion de labels indépendants pour combler ce vide. C’est précisément dans cette brèche que s’est engouffré le fabricant artisanal Hauteville, une signature française bien connue des amateurs de modèles rares en résine et métal blanc, qui a su immortaliser ces suédoises atypiques.

Deux silhouettes emblématiques : la 340 et la 360

Hauteville ne s’est pas contenté d’une seule déclinaison générique. L’artisan s’est attelé à reproduire deux variantes majeures de la Volvo Série 300 dans leur configuration Phase 2 :

  • La Volvo 340 en carrosserie 5 portes : reconnaissable à son hayon incliné, incarnation parfaite de la berline familiale compacte des années 1980.
  • La Volvo 360 en version 4 portes : la fameuse variante tricorps avec malle arrière séparée, une configuration particulièrement élégante et excessivement rare en miniature au 1/43.

Les proportions globales sont fidèles à la réalité. L’artisan a su capter la stature carrée de la Phase 2, caractérisée par ses boucliers enveloppants en plastique foncé et sa calandre plus intégrée, typique de la modernisation opérée par la marque suédoise à l’orée des années 1980.

Un niveau de finition typique du fait-main d’époque

Examiner une reproduction Hauteville exige de se replacer dans le contexte des petites séries artisanales d’autrefois. La démarche privilégiait la rareté du sujet plutôt que l’hyper-détail industriel actuel. Si la silhouette générale est tout à fait convaincante, l’amateur notera plusieurs particularités d’époque :

  • Optiques simplifiées : les blocs optiques avant sont matérialisés par des décalcomanies ou stickers sans découpe distincte pour les répétiteurs de clignotants, tandis que les feux arrière sont simplement peints en aplats de couleur sur la carrosserie.
  • Détails rapportés : les essuie-glaces en photodécoupe étaient fréquemment livrés à part au fond du boîtage d’origine afin de prévenir toute casse durant les manipulations et le transport.
  • Éléments manquants : les jantes adoptent un moulage assez basique et l’on regrettera l’absence des monogrammes et logos tampographiés sur la malle ou le hayon.

Une quête exigeante pour le collectionneur

Malgré ces partis pris rustiques, les Volvo Série 3 signées Hauteville conservent une cote de sympathie immense et une valeur patrimoniale indiscutable. Produites en tirages très confidentiels, elles apparaissent rarement sur les bourses d’échange ou les sites d’enchères spécialisés. Si vous dénichez un exemplaire complet, veillez particulièrement à l’état de la peinture résine, souvent sensible aux chocs, et assurez-vous de la présence des fameux essuie-glaces d’origine qui complètent magnifiquement cette pièce d’histoire artisanale.