Volvo 262C Bertone en résine par JMK au 1/87 : l’artisanat au service du coupé scandinave

Modèle réduit brut en résine de la Volvo 262 Bertone Coupe à l'échelle 1/87 sur un plan de travail de modéliste

Présenté en 1977 pour célébrer le cinquantenaire du constructeur suédois, le coupé Volvo 262C Bertone demeure l’une des silhouettes les plus insolites et séduisantes de Göteborg. Avec son pavillon surbaissé gainé de vinyle et son intérieur opulent, ce modèle méritait amplement sa place dans les vitrines de l’échelle reine du train miniature, le 1/87 (H0). Si les grands industriels ont longtemps délaissé cette version d’exception, c’est du côté des créations indépendantes qu’il faut se tourner, notamment avec le travail mené par cet attachant nouveau producteur artisanal de Volvo au 1:87 : la marque JMK.

Une carrosserie bien proportionnée malgré quelques détails omis

Dès la prise en main de la coque brute en résine, le charme opère. Les proportions si particulières du coupé italo-suédois sont fidèlement retranscrites. La ligne de toit typique, abaissée d’environ six centimètres sur la vraie voiture, ne souffre pas de maladresse géométrique, ce qui représente souvent le principal écueil sur cette carrosserie complexe. L’ensemble du moulage est remarquablement net pour une production à faible tirage, même si quelques retouches manuelles s’imposent.

Sur notre exemplaire, on relève un léger excès de matière sur le bas de caisse gauche, juste avant l’arche de la roue arrière. Un simple coup de lime de modéliste ou un papier abrasif fin à l’eau suffit pour rectifier cette bavure. En revanche, les amateurs les plus pointilleux constateront un oubli regrettable sur le flanc droit : la trappe à carburant n’a pas été gravée. Il appartiendra aux maquettistes chevronnés de tracer ce panneau à l’aide d’une pointe sèche et d’un guide métallique fin avant d’appliquer l’apprêt.

Habitacle et dessous de châssis : entre prouesse et compromis

Le châssis est intelligemment solidaire de la cellule intérieure, une solution classique mais efficace qui garantit la rigidité de l’ensemble. Le soubassement propose une gravure appréciable avec la reproduction de la ligne d’échappement et l’emplacement du réservoir. Dans l’habitacle, le dessin du volant respecte parfaitement le design à quatre branches caractéristique des séries 200 de la fin des années soixante-dix.

Le traitement des sièges suscite cependant des réserves. Le capitonnage du cuir plissé si spécifique aux ateliers Bertone de Turin est ici interprété de manière trop sommaire, s’éloignant de la réalité feutrée du modèle de série. De surcroît, le processus de polymérisation a laissé trois petites bulles d’air au niveau de l’assise sur notre tirage, un aléa courant dans le moulage artisanal de la résine polyuréthane qu’une pointe de mastic de finition (putty) viendra combler sans encombre.

La question des trains roulants et du montage

Le point le plus discutable de ce kit concerne les roues fournies. Récupérées manifestement dans des stocks industriels généralistes, elles affichent des jantes d’origine Volkswagen, un anachronisme fâcheux pour un fleuron scandinave mû par le V6 PRV. Pour rendre justice à la belle, il est vivement conseillé de puiser dans les catalogues d’accessoires de spécialistes H0 (comme Herpa ou des détaillants artisanaux) pour installer de véritables jantes aluminium Volvo conformes, qu’il s’agisse des modèles à rayons ou des jantes multibranches de série.

Affichée à un tarif d’environ 16 euros lors de sa sortie, cette 262C offre une alternative séduisante et très facile à préparer, confirmant la pertinence de l’artisan pour enrichir une collection thématique, tout comme la remarquable Volvo 265 Break en résine par JMK. Pour quiconque souhaite bâtir une gamme très complète de Volvo au 1/87, cette reproduction Bertone constitue une pièce de caractère indispensable après une jolie mise en peinture argent métallisé ou or ambré rehaussée de son toit noir.

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