Avant l’apparition du break Duett officiel en 1953, Volvo commercialisait son châssis nu sous la désignation PV445. Destiné initialement aux utilitaires, ce soubassement robuste inspira plusieurs carrossiers scandinaves indépendants, parmi lesquels la célèbre maison Valbo Karosserifabrik. Le résultat fut une série de cabriolets d’une grâce absolue, mêlant la face avant reconnaissable de la « PV » à une silhouette étirée et fastueuse digne des plus grands carrossiers européens.
Le kit Tin Wizard : une pièce d’artisanat exigeante
L’artisan allemand Tin Wizard a rendu un vibrant hommage à cette rareté suédoise en proposant une reproduction au 1/43 en métal blanc (white metal). Livré dans un coffret compartimenté, le kit impressionne d’emblée par son poids et la finesse de gravure de la caisse. Toutefois, à l’instar des productions de ce type, la notice d’assemblage s’avère extrêmement sommaire : quelques schémas techniques simplifiés qui imposent au monteur d’étudier en amont de solides archives photographiques pour respecter les teintes et alignements historiques. Pour approfondir les spécificités de cette carrosserie, n’hésitez pas à consulter notre dossier dédié à la PV445 Valbo.
Préparation et ajustements indispensables
Comme toute pièce artisanale brute de fonderie, la carrosserie nécessite un ébarbage rigoureux. Avant de sortir les apprêts, plusieurs séances d’ébavurage à la lime douce, de ponçage fin à l’eau et de montages à blanc sont obligatoires. Ces étapes préviennent les déconvenues bien connues des collectionneurs de kits, illustrées dans notre guide sur ce qu’il ne faut pas faire avec une PV445 Valbo.
- Perçages préalables : l’emplacement des feux minuscules, des rétroviseurs et des poignées doit être percé à l’aide d’un foret fin et d’un mandrin à main avant toute mise en peinture.
- Sous-couche d’accroche : le métal blanc requiert un dégraissage complet (bain d’acétone ou liquide vaisselle) suivi d’un apprêt fin en bombe, comme l’apprêt Tamiya, assurant l’adhérence sans noyer les nervures du capot.
- Peinture et laquage : trois couches légères d’une teinte pastel d’époque, scellées par deux voiles de vernis lustré, rendent hommage à l’élégance discrète des productions sur mesure.
Le soin des détails : habitacle et trains roulants
L’un des atouts majeurs de cette référence Tin Wizard réside dans la séparation des garnitures intérieures de portières. Contrairement aux habitacles monoblocs, ces pièces indépendantes facilitent un travail de masquage ultra-propre, permettant d’adopter une sellerie bicolore typique des carrosseries spéciales des années cinquante. Cette recherche esthétique rappelle d’ailleurs l’élégance d’autres créations exclusives, à l’image de la Volvo 122 Amazon Cabriolet Coune.
Les roues méritent également une attention particulière : fournies en plusieurs composants distincts, elles intègrent un voile de jante qui gagne à être peint dans la nuance exacte de la carrosserie avant de recevoir l’enjoliveur chromé. Pour les pneus en vinyle souple, une astuce indispensable consiste à frotter légèrement la bande de roulement au papier abrasif grain 600 : cette manipulation fait disparaître la brillance plastique au profit d’un fini mat réaliste.
Un joyau dans la vitrine
Au terme de dizaines d’heures de minutie et d’ajustements délicats pour manipuler des clignotants microscopiques à la pince brucelles, le cabriolet Valbo prend vie. Par son galbe généreux et son charme d’antan, ce modèle surpasse les réductions industrielles courantes et trône avec fierté parmi les plus belles pièces artisanales de notre passion commune.




