Duo de Volvo 855 au 1:24 : l’art du montage et de la conversion

Deux maquettes au 1:24 de Volvo 855 Estate, version course BTCC et civile jaune T-5R sur un établi de modélisme

Dans le jargon officiel des passionnés de la marque suédoise, l’appellation Volvo 855 désigne précisément la variante cinq portes (break) de la célèbre lignée 850, produite de 1993 à 1996 avant de céder la place à la V70. Si les échelles reines de la miniature statique demeurent le 1:43 et le 1:18, le monde du modélisme plastique au 1:24 a lui aussi rendu un hommage vibrant à ce déménageur rapide. Réaliser non pas un, mais deux breaks 855 côte à côte représente un défi d’atelier particulièrement stimulant pour tout amateur de briques scandinaves.

Le kit Tamiya : la base incontournable

Lorsqu’on évoque la 850 Estate à monter au 1:24, un nom s’impose immédiatement : Tamiya. Le fabricant japonais a marqué l’histoire du modélisme en sortant, au milieu des années 1990 sous la référence 24140, la fabuleuse Volvo 850 Estate engagée dans le championnat britannique de supertourisme (BTCC). Avec ses lignes acérées, ses voies élargies et son immense aileron de toit, cette maquette a su capturer l’audace sportive de l’équipe de Tom Walkinshaw Racing (TWR).

Pour explorer les autres incarnations miniatures de cette époque glorieuse sur les circuits, n’hésitez pas à parcourir notre link pour les Volvo de course …. qui rassemble les plus belles pièces de compétition.

L’art de la conversion : de la piste à la route

Le projet d’assembler deux exemplaires simultanément prend tout son sens lorsque le maquettiste décide de monter une version sportive fidèle à la boîte, et d’entreprendre la transformation complète de la seconde en break de tourisme civil, idéalement en version haute performance 855 T-5R ou 850 R. Cette démarche exige un travail d’artisan minutieux :

  • L’habitacle : Il faut combler l’absence de banquette arrière et de siège passager propre au kit de course. Cela implique de mouler ou de récupérer un mobilier intérieur civil, de remodeler la planche de bord en supprimant les instruments de télémétrie de piste et de supprimer l’arceau-cage tubulaire.
  • Le châssis et les trains roulants : Rehausser légèrement l’assiette du véhicule par rapport au ras-du-sol du supertourisme, tout en trouvant des jantes à cinq branches rappelant les fameuses jantes Titan ou Volans de 17 pouces, plutôt que les écrous centraux de piste.
  • La carrosserie : Boucher les emplacements des prises d’air rapides et des attaches de capot de sécurité pour retrouver la pureté des lignes du modèle de série.

Cette approche rappelle d’autres projets de personnalisation poussée documentés sur nos pages, comme notre dossier dédié aux 2 Volvo modifiées : S80 & V40, où la créativité transforme des bases existantes en modèles uniques.

Le plaisir des teintes emblématiques

Le point d’orgue d’un tel diptyque réside dans le travail d’aérographe. Alors que le modèle de course revêt la livrée blanche et bleue officielle sponsorisée par Rydell ou Lammers, le second break civil s’épanouit pleinement dans les teintes légendaires de la marque. Le jaune canari métallisé T-Gul (code couleur Volvo 418) ou le rouge vif 601 Signal Red créent un contraste visuel spectaculaire sur les étagères de collection.

Contrairement aux modèles artisanaux complets moulés d’un bloc, comme on peut le voir avec la Volvo V50 en resin par JMK, le styrène injecté du 1:24 permet d’aller très loin dans l’ouverture des ouvrants, l’affinement des vitrages et le détaillage des optiques translucides arrière caractéristiques, étirées tout le long du hayon.

Travailler en série sur deux exemplaires permet d’optimiser les étapes d’apprêt et de ponçage, tout en poussant à l’extrême le souci du détail pour illustrer la double personnalité du modèle : championne des circuits le week-end, icône familiale ultra-rapide la semaine.

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