Volvo 164 « Polis » par Bandai : le charme du tinplate japonais au 1/24

Volvo 164 Polis en tôle tinplate Bandai échelle 1/24

Dans le vaste univers de la miniature automobile, la rencontre entre l’ingénierie suédoise et le savoir-faire nippon du jouet en tôle lithographiée donne naissance à des objets d’une saveur incomparable. C’est précisément le cas de la Volvo 164 « Polis » réalisée par Bandai à l’échelle 1/24, une reproduction singulière qui séduit autant les amateurs de jouets anciens que les fervents passionnés de la marque de Göteborg.

L’âge d’or du tinplate japonais et les berlines nordiques

Durant les années 1960 et 1970, l’industrie du jouet au Japon dominait le marché mondial grâce à une maîtrise exceptionnelle du travail du fer-blanc (tinplate). Si les constructeurs américains constituaient l’inspiration principale des ateliers tokyoïtes, plusieurs fabricants ont su porter leur regard sur les élégantes berlines européennes. Bandai, au même titre que ses illustres compatriotes comme le prouvent les Volvo en tinplate d’Asahi (Japon) ou encore Ichiko, s’est intéressé de près aux grandes routières scandinaves.

Lancée en 1968, la véritable Volvo 164 représentait le haut de gamme de la firme avec son noble six-cylindres en ligne B30 et sa calandre proéminente d’inspiration britannique. Utilisée notamment par les services d’intervention rapide de la police suédoise, elle a inspiré à Bandai ce modèle réduit robuste, mesurant une vingtaine de centimètres de long, ce qui la situe fidèlement aux alentours du 1/24.

Les détails de la version d’intervention suédoise

Cette Volvo 164 « Polis » se distingue par des caractéristiques visuelles immédiatement reconnaissables qui font tout le sel des productions de cette époque :

  • Une livrée bicolore contrastée : la carrosserie arbore la célèbre sérigraphie noire et blanche des forces de l’ordre suédoises, avec les lettrages « POLIS » lithographiés avec netteté sur les portières et le capot.
  • Une calandre chromée rapportée : la face avant imposante de la 164 est mise en valeur par une pièce emboutie chromée qui capte admirablement la lumière, encadrant les optiques rondes typiques de la première génération.
  • Des accessoires de secours : le pavillon reçoit un gyrophare rouge ou bleu translucide, souvent complété par un haut-parleur moulé, ajoutant un cachet d’authenticité indéniable à ce véhicule d’urgence.
  • Un mécanisme à friction : sous le châssis en tôle laquée se cache un moteur à inertie entraînant l’essieu arrière, fluide et lourd, conçu pour résister aux jeux d’enfants les plus enthousiastes.

Conseils pour collectionneurs et état de conservation

Dénicher aujourd’hui une Volvo 164 Bandai relève souvent de la chasse au trésor. Tout comme certaines créations insolites telles que la Volvo Amazon par Tonic, ces jouets en métal ont traversé plusieurs décennies, parfois au détriment de leur fraîcheur d’origine.

Lors de l’examen d’un exemplaire, plusieurs points méritent votre vigilance : l’absence d’oxydation sur le plancher métallique, la présence inaltérée du gyrophare de toit (souvent arraché au fil des manipulations) et la netteté du pare-brise en celluloïd. Si l’absence de boîte d’origine diminue sensiblement la valeur spéculative d’un modèle, une belle pièce simplement préservée sous une boîte vitrine sur mesure conserve toute son attractivité dans une vitrine thématique. On retrouve d’ailleurs régulièrement ce type de pièces historiques mises à l’honneur quand on observe la collection d’un amateur Volvo en Suède, où les jouets en tôle côtoient harmonieusement les miniatures contemporaines les plus raffinées.

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