Face-à-face 1:43 : Volvo 855 Minichamps contre 855 R HPI Racing

Comparatif miniature 1/43 entre les breaks Volvo 855 Minichamps et 855 R HPI Racing

Emblème absolu de la marque suédoise dans les années 1990, le break 850 — désigné sous le code interne 855 — a profondément marqué l’histoire automobile avec ses lignes tendues, ses motorisations cinq cylindres rageuses et ses succès retentissants en championnat BTCC. Au sein de nos vitrines à l’échelle 1:43, deux fabricants de premier plan se sont penchés sur cette carrosserie avec des approches très contrastées : d’un côté la reproduction classique de la Volvo 855 par Minichamps, de l’autre la tonitruante 855 R reproduite par le fabricant HPI Racing.

Deux orientations de gamme et d’époque

Comparer ces deux miniatures exige de garder à l’esprit qu’elles n’incarnent pas le même millésime ni la même philosophie de modèle. Minichamps a choisi de reproduire un break de grande série du millésime 1995, tandis que HPI s’est attaqué à la pointe de la gamme sportive avec la redoutable 855 R de 1996.

Sur le plan des catalogues, Minichamps a longtemps assuré la continuité des breaks Volvo en zamak avec une conception robuste, visible d’ailleurs dans leurs programmations d’époque comme on le remarquait dans les prévisions Minichamps de 2010. HPI Racing, de son côté, s’est tourné vers une finition haut de gamme plus pointue, privilégiant les détails fins et les pièces rapportées.

Examen des carrosseries et des éléments extérieurs

En observant la poupe des deux modèles côte à côte, les choix techniques sautent aux yeux :

  • L’échappement : Minichamps arbore la sortie incurvée typique des motorisations diesel (TDI), alors que le modèle HPI dispose d’une canule plus sportive adaptée à l’esprit R, bien que certains puristes regrettent un rendu un peu timide sur le diamètre d’embout.
  • Le vitrage arrière : HPI a pris le soin de représenter les filaments chauffants de dégivrage sur la lunette du hayon, bien qu’ils apparaissent un peu épais à cette échelle. Minichamps a fait l’impasse sur ce détail, conservant une vitre lisse.
  • Monogrammes et logos : La tampographie Minichamps brille par sa régularité et sa netteté chirurgicale. HPI a recours à des pièces rapportées plus fidèles en relief, mais qui souffrent parfois de légères bavures de colle visibles au niveau du lettrage arrière sur certains exemplaires de série.

Dans l’habitacle : ergonomie et subtilités du nuancier

L’intérieur des deux berlines réserve également d’intéressantes surprises pour les collectionneurs attentifs aux détails d’époque.

Chez Minichamps, le moulage trahit les standards des moules en métal du début des années 2000 : le levier de vitesses s’avère nettement surdimensionné, et les gravures sur la planche de bord (notamment l’emplacement de l’airbag passager et les grilles de haut-parleurs) manquent de finesse.

HPI Racing propose un aménagement beaucoup plus soigné avec des gravures d’assises délicates et une finesse générale supérieure, même si l’on note l’oubli curieux du levier de frein à main et un tunnel central légèrement trop imposant entre les deux sièges avant.

Une controverse fréquente concerne le volant de la 855 R de chez HPI, bicolore sur la miniature. Loin d’être une erreur d’assemblage, ce détail reproduit scrupuleusement le volant sport d’origine offert sur plusieurs marchés, mariant cuir sombre et méplat inférieur assorti aux garnitures Alcantara (gris clair ou beige) de la sellerie 850 R.

Bilan pour le collectionneur

Ces deux miniatures ne se cannibalisent pas mais se complètent admirablement dans une thématique consacrée à la série 800. La Minichamps conserve le charme intemporel et la solidité des productions diecast traditionnelles figurant le break familial du quotidien, tandis que la version HPI Racing s’impose comme une pièce de choix pour tous les admirateurs des briques de Göteborg à hautes performances.

À lire aussi