La quête d’un collectionneur de miniatures Volvo ne s’arrête jamais aux catalogues officiels des grands industriels comme Minichamps, RobEddie ou Atlas. Bien souvent, le véritable frisson de la chine réside dans la découverte de pièces atypiques, dépourvues de boîte d’origine ou estampillées de noms quasi introuvables dans les encyclopédies du modélisme. Dans le prolongement de nos recherches sur les fabricants inconnus, penchons-nous sur plusieurs énigmes qui agitent les passionnés de la marque suédoise.
L’orfèvrerie confidentielle de Silvio Righetti : PV61 Nordberg et PV36 Carioca
Le nom de Silvio Righetti suscite autant d’admiration que de perplexité chez les amateurs de modèles artisanaux en métal blanc au 1/43. Cet artisan modéliste, actif dans la mouvance des créateurs transalpins des années 1980 et 1990, s’est illustré par la reproduction de carrosseries suédoises d’une extrême rareté, boudées par la grande série.
Parmi ses réalisations les plus remarquables figure le somptueux cabriolet Volvo PV61 habillé par le carrossier suédois Nordberg (produit entre 1946 et 1950). Réalisée en résine ou métal blanc et peinte dans une délicate nuance crème, cette pièce témoigne d’un travail soigné sur les moulures d’ailes et la calandre statutaire. Righetti ne s’est pas arrêté là : on lui doit également une évocation remarquable de la Volvo PV36 « Carioca » de 1935, chef-d’œuvre de la période Streamline avec ses phares intégrés. Ces modèles, tirés à une poignée d’exemplaires seulement, représentent l’archétype des pièces de maître montées à la main dont la cote auprès des puristes ne faiblit jamais.
Le break Volvo 855 au 1/24 : un jouet promotionnel venu de Chine
À l’opposé de la haute précision artisanale, un modèle contemporain en plastique continue d’intriguer les archivistes de la marque : une reproduction du break Volvo 850 (855) mesurant exactement 20 cm de long sur 7,5 cm de large, ce qui le positionne fidèlement à l’échelle 1/24.
Marqué simplement d’une mention générique « Made in China » sur son châssis, ce modèle moulé en plastique injecté a été repéré en plusieurs déclinaisons chromatiques :
- Bordeaux métallisé profond ;
- Bleu nuit nacré ;
- Vert anglais (Dark Green), une teinte emblématique du catalogue Volvo des années 1990 ;
- Rouge vif uni.
Bien qu’il s’agisse à première vue d’un jouet à friction ou d’un modèle économique de grand magasin, la fidélité des proportions du break 850 et le dessin de ses feux arrière verticaux laissent supposer une commande promotionnelle ou un moule dérivé d’un fabricant taïwanais de l’époque. L’enquête reste ouverte pour retrouver le commanditaire exact de cette série.
Micro-tôles et curiosités japonaises
Le voyage au cœur des bizarreries nous emmène également vers l’Extrême-Orient des années 1960. Une microscopique Volvo Amazon en tôle lithographiée (tinplate), d’une longueur d’à peine 4,5 cm, prouve que l’engouement nippon pour la berline suédoise ne se limitait pas aux imposants modèles à friction. Alors que les amateurs connaissent bien les Volvo en tinplate d’Asahi pour leur gabarit généreux et leurs finitions lithographiées de haute volée, ces micro-jouets « penny toys » distribués en vrac représentaient une porte d’entrée populaire dans l’univers de l’automobile occidentale.
Que vous possédiez une création exclusive signée Righetti ou une modeste 850 chinoise sans pedigree, chaque miniature raconte une page d’histoire du design Volvo. Poursuivez l’inventaire de ces perles introuvables en consultant la suite de nos dossiers sur les producteurs mystères.




