Dans l’univers des miniatures à l’échelle HO (1/87), certains modèles emblématiques ont longtemps été boudés par les grands fabricants industriels comme Herpa, Wiking ou Brekina. Si la berline et le break de la série 240 ont fini par trouver leur place dans les catalogues en plastique injecté, les variantes luxueuses animées par le moteur V6 PRV restaient désespérément introuvables. C’est précisément pour combler ce vide que l’artisan Jens Müller, bien connu des amateurs de raretés sous le label JMK, a entrepris de mouler en résine la prestigieuse Volvo 265 Break.
Une rareté à l’échelle HO : la noblesse du 6 cylindres suédois
Présentée pour le millésime 1976, la Volvo 265 incarnait le sommet de la gamme familiale chez le constructeur de Göteborg. Avec son capot bombé surplombant une calandre chromée spécifique et ses projecteurs rectangulaires généreux, elle affichait un standing nettement plus aristocratique que sa sœur à quatre cylindres, la 245. La reproduire fidèlement exigeait de saisir ces nuances subtiles de carrosserie qui différencient une véritable 260 d’une 240 ordinaire.
Jens Müller a déjà démontré son savoir-faire sur des créations contemporaines, à l’image d’une Volvo V40 en resin de chez JMK ou encore de la Volvo V50 en resin par JMK. Avec cette 265, l’artisan effectue une incursion bienvenue dans l’âge d’or des carrosseries anguleuses des années soixante-dix. Le master en résine restitue à la perfection cette ligne de toit interminable et ce hayon arrière vertical caractéristique des grands déménageurs scandinaves.
Analyse du kit et finesse du moulage
Le kit proposé par JMK se compose d’une caisse monobloc en résine polyuréthane de haute densité, accompagnée de son châssis, des vitrages thermoformés et des éléments intérieurs sommaires mais réalistes à cette échelle. Dès l’ouverture de la boîte, la netteté des gravures frappe agréablement : les rainures des portières, les ouïes d’aération sur le capot et les joncs de protection latérale sont finement soulignés, évitant l’empâtement souvent redouté sur les tirages artisanaux en petite série.
Le traitement de la face avant mérite une mention particulière. La proéminence du nez est parfaitement calibrée, permettant d’appliquer une peinture argentée minutieuse sur le quadrillage de la calandre pour faire ressortir l’écusson au cercle fléché. Le vitrage arrière enveloppant, propre aux breaks de la marque, s’ajuste avec une précision appréciable pour un modèle artisanal.
Conseils de montage et de mise en peinture
Monter un modèle artisanal réclame un minimum de soin et de patience. Pour les passionnés habitués aux techniques des Volvo au 1/87 fait maison, ce kit constitue une excellente base de travail :
- Dégraissage minutieux : La résine doit être soigneusement lavée dans une eau tiède additionnée de liquide vaisselle pour éliminer tout résidu d’agent de démoulage silicone.
- Ébavurage : Les légères bavures situées sous le bas de caisse et autour des passages de roues s’éliminent facilement à l’aide d’une lame de scalpel neuve et d’un papier abrasif à grain très fin (600 à 1000).
- Apprêt et teintes d’époque : L’application d’un apprêt gris clair fin est indispensable avant de poser la peinture de finition. Les teintes métallisées d’époque — comme le bronze cuivré, l’argent diamant ou le bleu moyen métallisé — subliment particulièrement les arêtes droites de la carrosserie.
- Finitions chromées : L’utilisation d’un feutre chrome liquide permet de surligner les encadrements de fenêtres et les pare-chocs proéminents avec une fidélité digne des meilleurs modèles montés.
Grâce au travail passionné de JMK, cette Volvo 265 Break vient couronner nos vitrines en apportant une touche de distinction vintage qui manquait cruellement aux dioramas ferroviaires et aux collections thématiques.




