Lorsque la marque néerlandaise Neo Scale Models a fait irruption dans les vitrines à la fin des années 2000, elle a véritablement renouvelé le paysage de la miniature automobile. En faisant le pari de la résine haut de gamme à prix mesuré face au diecast traditionnel, Neo a permis aux passionnés de la marque suédoise d’accéder à des déclinaisons jusqu’alors délaissées par les grands industriels. Parmi les jalons de leur catalogue figure sans conteste la reproduction au 1/43 de la Volvo 244 DL millésime 1976, parée d’une superbe robe or métallisé emblématique des seventies.
Une silhouette scandinave capturée avec finesse
Le millésime 1976 correspond à une période charnière pour la série 200. Héritière directe de la lignée 140, cette berline arbore les fameux pare-chocs imposants en aluminium conçus pour répondre aux sévères normes d’absorption des chocs nord-américaines. Neo Scale Models a parfaitement su retranscrire ces proportions massives sans alourdir la ligne générale de la miniature.
La face avant se distingue par sa calandre à grille quadrillée noire, encadrée de projecteurs ronds typiques de la finition DL européenne, avant la généralisation des optiques rectangulaires sur les versions supérieures. Pour qui explore l’histoire de la Volvo série 244 à échelle réduite, ce modèle comble un vide majeur en illustrant fidèlement l’entrée de gamme cossue qui a peuplé nos routes pendant des décennies.
L’art de la tampographie et les détails d’assemblage
Le point fort de la résine réside dans la finesse des arêtes et la discrétion des encadrements de vitrage, ici traités par des pièces en photodécoupe chromée d’une grande netteté. L’habitacle marron chaud contraste élégamment avec la carrosserie dorée, laissant entrevoir une planche de bord scrupuleusement agencée et les incontournables appuie-têtes ajourés à l’avant.
Un détail retient particulièrement l’attention des amateurs avertis : la présence des bavettes garde-boue arrière ornées du lettrage blanc « Volvo ». Sur les exemplaires les plus soignés, l’application par tampographie est chirurgicale, soulignant le souci du détail apporté par le fabricant. Il convient toutefois d’inspecter son modèle lors d’un achat d’occasion : les cadences de production de l’époque ont parfois entraîné des décalages d’impression sur ces minuscules surfaces en caoutchouc souple, voire des bavures sur les baguettes latérales.
Dans les coulisses des ateliers de fabrication
La réussite esthétique des premières séries Neo s’explique également par le choix de leurs partenaires industriels. La production physique de ces séries en résine était déléguée à des spécialistes hautement qualifiés du bassin de Dongguan, à l’instar de la manufacture Shangjia Sum’s Model Toys. Ces ateliers sous-traitants réalisaient en parallèle des pièces d’orfèvrerie pour d’autres marques européennes de renom, façonnant aussi bien de grandes anglaises au 1/18 que des berlines de prestige contemporaines.
Cette maîtrise technique de la résine coulée a permis de diversifier le parc des miniatures scandinaves, offrant une alternative ciselée aux fabrications industrielles plus rustiques ou aux modèles de service comme la Volvo 164 ‘Polis’. Aujourd’hui encore, cette 244 DL or métallisé trône fièrement au sein de quelques photos d’une belle collection d’un amateur Volvo en Suède ou d’ailleurs, rappelant l’âge d’or de la berline de Göteborg.
Précautions pour la conservation en vitrine
Comme pour la majorité des modèles artisanaux en résine polyuréthane de cette génération, quelques règles de conservation s’imposent :
- Évitez toute exposition directe aux rayons ultraviolets afin de préserver l’éclat du vernis or métallisé et d’empêcher le jaunissement du film des vitrages.
- Surveillez la tenue des photodécoupes latérales et des essuie-glaces, sensibles aux manipulations directes et aux variations d’hygrométrie.
- Conservez idéalement la miniature sur son socle d’origine sous cloche transparente pour éviter l’accumulation de poussière sur les éléments les plus fragiles.




